LES DÉBUTS DE L’OSTEOPATHIE AU QUÉBEC.

Tout a débuté à l’hiver 1977.

A l’époque, nous nous sommes retrouvés cinq professionnels et étudiants en santé à un symposium de médecine holistique donné dans le cadre de la Fondation Edgar Cayce, à Phoenix, Arizona.

Pour nous cinq, notre rencontre avec les ostéopathes présents à ce symposium fut le coup de foudre. C’est ce que nous voulions pratiquer : Une approche médicale attentive, avec sentie manuel et axée sur la recherche des causes des maladies.

De retour à Montréal, le même hiver, nous organisâmes les premières conférences d’ostéopathie avec Philippe Druelle D.O., ostéopathe français.

En septembre suivant, nous en sommes à notre troisième conférence, et il y avait déjà un nombre important et croissant d’inscriptions à nos rencontres. Le CEO, alors Cercle d’études ostéopathiques devint rapidement une école, le Collège d`études ostéopathiques, aujourd’hui de renommée mondiale !

Et Philippe Druelle, « notre conférencier », devint et est toujours la figure de proue de l’osteopathie au Québec, avec une renommée et une reconnaissance internationale toujours grandissante.

Philippe Druelle, D.O.

C’est en 1986 que finissent les premiers diplômés québécois. J’eu la chance d’être de la toute première promotion : six années d’études et un clinicat, ou thèse de fin d’études terminées.

Aujourd’hui, cette école, le CEO, ou Collège d’études ostéopathiques, la première et fondatrice, est de loin l’école la plus importante en ostéopathie au Québec, la plus reconnue et aussi la plus crédible quant aux critères d’admission et à la qualité de son enseignement.

Qu'est ce que l'ostéopathie?

L’Ostéopathie telle que définit selon WIKIPEDIA :

« L’ostéopathie est une approche thérapeutique non conventionnelle qui repose sur l’idée que des manipulations manuelles du système musculo-squelettique et myofascial permettent de soulager certains troubles fonctionnels.

Créée le 22 juin 1874 par le médecin américain Andrew Taylor Still, (1828-1917), l’ostéopathie est fondée sur des techniques manuelles visant à la conservation ou la restauration de la mobilité des différentes structures de l’organisme. Méthode thérapeutique à visée préventive et curative, elle se base sur l’idée selon laquelle toute perte de mobilité naturelle des organes les uns par rapport aux autres apparaît au niveau des muscles, des tendons, des viscères, du crâne ou des enveloppes (fascia) et induit des dysfonctionnements.

L’ostéopathie comme approche médicale est reconnue telle dans plusieurs pays à travers le monde, par exemple aux USA, plusieurs provinces au Canada et des dizaines d’autres pays en Europe et ailleurs. »

Aux USA, berceau de cette médecine, l’ostéopathie jouit d’une reconnaissance professionnelle complète. Les Ostéopathes, D.O., y ont une reconnaissance de médecin à part entière(Les ostéopathes y font prescriptions, chirurgies, accouchements, etc.). Plusieurs déplorent d’ailleurs ce fait, expliquant que l’essence même de l’ostéopathie s’est perdue. En effet, pour certains, les Ostéopathes américains exercent une médecine allopathique, basée surtout sur la prescription de médicaments ! L’approche basée sur les causes, attentive, se serait alors un peu perdue.

L’approche préconisée et enseignée au CEO est manuelle et sensorielle avant tout.

« L’ostéopathie est une médecine naturelle, un art basé sur des actes palpatoires précis. Ces actes ont pour objectif de libérer les différents tissus de l’organisme de leurs restrictions afin qu’ils accomplissent leurs fonctions naturelles. »

L’enseignement de l’ostéopathie desservi au Collège d’ostéopathie de Montréal (CEO) respecte en cela la toute première philosophie de l’ostéopathie telle que préconisée par son fondateur, le Dr Andrew Taylor Still.

MÉMOIRE DE RECHERCHE

Nous devions, pour la fin de nos six années d’études en ostéopathie, présenter un mémoire de recherche.

Comme j’avais de l’expérience et des connaissances avancées en électronique, et aidé de mon frère Gaston, électronicien vraiment hors pair, nous travaillâmes lui et moi durant deux années à mettre au point le premier appareil électronique capable de détecter le mouvement respiratoire primaire (MRP). Il détecte un mouvement aussi fin que 8/100,000 de pouce et à une fréquence aussi basse que 1 hertz.

Le défi était de taille : une amplitude extrêmement faible, à une fréquence très basse…jusqu’à un cycle minute.

Le MRP est un mouvement très fin des os du crâne, lequel se répartit dans tout le corps comme une vague. C’est le mouvement de base en ostéopathie sensorielle.

Cette mobilité fine n’avait jamais été prouvée en tant que mouvement réel des os du crâne…et c’est ce que fit notre appareil : prouver qu’il s’agit bien d’un mouvement physique réel des os du crâne… et donc détectable. Nous étions en 1986. J’obtins mon D.O.

Par la suite, en 1987, je raffinai cet appareil, par défi personnel, au point de pouvoir facilement et en quelques minutes, tracer un graphique de ce mouvement, détecté sur l’os temporal.

À l’aide de plusieurs détecteurs et senseurs, l’appareil rendait donc cinq tracés distincts : un premier de la respiration, un autre du rythme cardiaque, du mouvement crânien brute, du mouvement crânien détecté manuellement et finalement du mouvement des os du crane, ( MRP) filtré, c’est-à-dire débarrassé des biais respiratoires et cardiaques.

Grâce à la table traçante modifiée et adaptée sur cet appareil, nous avons produits et distribués des posters du MRP qui furent une première mondiale et qui ont fait le tour du monde !

Les plans des différents détecteurs et amplificateurs différentiels sont présentés ici.

UNE PRÉFACE

Toujours en 1987 j’acceptai l’invitation d’écrire la préface d’un livre intitulé OSTÉOPATHIE, de Léon Chaitow D.O.

C’était à la demande du Dr Serge Mongeau, ex-médecin, devenu directeur aux éditions Québec-Amérique. Cet éditeur avait acheté les droits de ce livre et en préparait la traduction.

Il s’agit d’une préface commentant le livre « OSTEOPATHIE » et relatant les débuts de l’ostéopathie au Québec.