*Précision*

À notre clinique, nous n'effectuons pas de corrections articulaires, de replacements ou autres. Aucun ''craquage'' ni mouvement brusque.

Nous pratiquons l'ostéopathie fonctionnelle et crânienne.

MA PRATIQUE PROFESSIONELLE

L’approche du senti manuel, avant l’aspect thérapeutique, vise et s’impose par son efficacité et sa rapidité dans l’évaluation de la plupart des troubles fonctionnels.

Il d’agit là, le senti manuel, d’une approche diagnostique qui se doit d’être de toute première ligne dans l’évaluation d’un problème de santé…et certainement pas tassé ou négligé au profit seul d’examens et de tests.

Pour moi, donc et en résumé, l’ostéopathie, c’est l’évaluation de la personne et son trouble de santé, par l’anamnèse, les tests manuels et médicaux disponibles afin de bien cerner la dynamique en cause.

Deuxièmement bien expliquer au patient, afin d’en faire un partenaire éclairé et aidant dans la récupération de sa santé.

Troisièmement appliquer des traitements requis logiques et aidants afin que le corps puisse cheminer vers une santé durable.

L’Évaluation…

Bien que j’aie le plus grand respect pour ceux qui recherchent ( et pratiquent) une ostéopathie plus sensorielle et « énergétique », je dois préciser que je me sens plus à l’aise avec une approche médicale :

-sentir, détecter, évaluer de façon manuelle, sensorielle, attentive…oui,

-Puis me servir de ce senti et de l’anamnèse pour comprendre de façon logique et rationnelle les différentes possibilités de pathologies (car il y en a toujours au moins quelques unes),

-Tester…et ici je me sers de tests classiques et standardisés (manœuvres de Murphy, test de Jobe, Palm-up, Mcmurray, Apley, évaluation et mesure angulaire de la mobilité articulaire, etc …), de tests de médecine fonctionnelle (Koenisburg, Salkowitch, et des différents tests déjà effectués avec lesquels arrivent souvent les patients,

-Le but étant de bien comprendre la problématique puis d’établir un plan de traitement, lequel inclura toujours beaucoup d’explications détaillées au patient afin que celui-ci comprenne la dynamique en cause dans le développement de sa pathologie et qu’il puisse, en comprenant mieux, devenir utile et efficace pour récupérer sa santé.

Faire de son patient, déjà notre principale source d’information, un partenaire motivé et capable de déduire quoi faire et quoi éviter afin de s’aider…et nous aider à l’aider !

Pour cette raison il y aura en général des exercices, des modifications aux habitudes de vie, de sommeil, alimentaires, d’attitudes, si de tels changements sont pertinents.

Par la suite, dépendant de l’évaluation et du plan de traitement établit, nous procédons à des traitements en ostéopathie sur une base hebdomadaire ou en suivant toute autre fréquence pertinente.

UN EXEMPLE

UN motif fréquent de consultation pour dorsalgies :

- la personne penchée sur un clavier, à l’ordinateur, une grande partie de la journée, plusieurs heures de suite, jour après jours.

Les muscles du dos, entre les omoplates (longs dorsaux…) et du cou (scalènes, angulaires, splénius…) sont en tension. Or aucun muscle n’est conçu pour rester en tension continuelle, sauf peut être le grand droit abdominal.

Alors ces muscles vont cyanoser, et s’enflammer. Ce sera perçu au début comme une tension au cou ou au dos, surtout le soir. Une fatigue.

A chaque jour ces muscles seront un peu plus sollicités, et de façon prolongée.

Il se produira alors, progressivement, insidieusement, une sorte de fibrose, de rigidité des muscles impliqués. Ceux-ci perdent alors de leur élasticité. Toute tension prolongée de ces muscles produit maintenant et rapidement de la douleur. Ils font mal de plus en plus vite.

Le gril thoracique bouge de moins en moins, s’antéfléchit. La personne respire du ventre car il y a moins de mobilité du thorax.(Tout sportif intense vous dira que les poumons sont dans le thorax…pas dans le ventre !).

Un massage, une crème, une douche chaude, tout cela va aider…momentanément !

Mais le lendemain…case départ, on recommence : même position prolongée, même douleur.

Dans ces cas et pour que ce soit efficace et durable, il faudra traiter avec des techniques visant à briser les adhérences dans les muscles pour leur redonner leur élasticité initiale.

Il ne s’agit pas d’un massage, loin de là. Dans ce cas-ci, les muscles sont travaillés en tension, pour les étirer.

Le gril thoracique quant à lui sera mobilisé lors d’exercices respiratoires assistés pour le ramener droit le plus possible, diminuer sa courbure et lui redonner sa mobilité, diminuant ainsi son antéflexion.

Évidemment les positions de travail devront être évaluées et modifiées au besoin.

Souvent, pour quelques semaines, le temps des traitements, la personne devra travailler de façon séquentielle. C’est-à-dire être à l’ordi (ou à sa chaise de dentiste, ou chaise de coiffeuse…ou son vélo…) par périodes de 5 ou 7 minutes et arrêter alors pour 30 secondes à une minute, afin de permettre aux muscles de s’irriguer et évacuer les déchets qui les brûlent, puis reprendre le travail pour 5 ou 7 autres minutes, nouvel arrêt…ainsi de suite. Tout cela pour un temps…évidemment.

D’AUTRES EXEMPLES

-Nous travaillons efficacement l’ATM, ou l’articulation temporaux- mandibulaire (articulation de la mâchoire). Les gens serrent des dents, beaucoup trop. L’articulation s’endommage. Céphalées, cervicalgies…Les traitements de cette articulation sont efficaces, et les exercices pour cesser de serrer des dents aussi !

-Les céphalées, il y en a 13 sortes et le tableau symptomatologique nous renseigne, la plupart du temps, sur la cause. Sauf pour quelques causes, nous pouvons tellement aider les personnes atteintes de céphalées.

-Les épaules, tendinites, bursites, capsulites, etc…se traduisent trop souvent par une perte de mobilité de l’épaule à laquelle les gens s’habituent. Il faudra travailler premièrement à regagner une partie de cette mobilité perdue avant qu’une plus grande amplitude de mouvement ne soit possible…et cela sans relancer la douleur.

-Les épicondylites (douleurs au coudes), qui sont en fait des tendinites de muscles de l’avant-bras,

-Les douleurs aux genoux…souvent un problème de portance des pieds, ou de mobilité des hanches…Vous seriez surpris de l’amélioration lorsque la cause est identifiée et que le traitement est bien ciblé.

-Les lombalgies, ces douleurs de bas de dos communément appelées ”tour de rein”, qui n’ont rien à voir avec les reins, mais qui marquent une trop grande tension des muscles lombaires, qui s’enflamment alors. Là aussi ce sont des tendinites…

Quand cette tension se répète et devient rigidité, alors la personne se découvre fragile. Forcer un peu, se pencher un peu, ou un peu trop longtemps, une mauvaise position de sommeil ou un surcroit de fatigue et la douleur lombaire fige le dos.

Rien n’est déplacé. Ce n’est pas un faux mouvement…ça n’existe pas un faux mouvement! Il n’y a pas de vrais ou de faux mouvements. Regardez bouger un chat ou un singe!

« Il n’y a que des muscles trop tendus, souvent à notre insu, et qui déchirent partiellement, quelque fois lors d’un mouvement anodin »(John Sarno, M.D. rhumatologue).

Une bonne approche thérapeutique visera à les étirer et leur rendre leur souplesse originale.

-Souvent il nous faudra vérifier et ajuster au besoin la portance des pieds, par exemple, lors de pieds prônes, creux ou plats, ou la mobilité des hanches.